Dimanche 18 octobre 2009
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"Danses partagées", c'est le titre de ce week-end au centre de la danse à Pantin, où de nombreux danseurs et chorégraphes, Nicolas en tête, ouvrent les portes de leur art
lors d'ateliers ouverts au public.
Partage, quel joli mot. C'est la clé de voûte de l'édifice, au fond, de tout ce que l'on fait : Un ballet, un
livre, un simple blog... A quoi bon faire, créer, imaginer, si ce n'est pour partager ?
Hier nouvelle séance de signature à Pantin. Touchés par l'attention et la gentillesse des uns et des autres...
Cette femme merveilleuse qui donne un enregistrement précieux, une merveille : la générale de "Nijinsky, clown de Dieu" avec Jorge Donn. Assez émue pour oublier de lui demander son nom. Si elle
se reconnait ici, qu'elle nous écrive ! Une petite fille qui regarde, les yeux grands ouverts, ce danseur qu'elle admire. Les mots de tous, qui remercient pour le livre, pour le blog
aussi.
Une grande douceur. Merci, à toutes et tous.
Ensuite spectacle, des solos présentés dans le grand studio. Expérience unique, puisque le sol est partagé -
encore - entre le danseur ou la danseuse, et le public. C'est loin d'être anodin : plus de frontière. Espace commun. Nicolas clôture cette belle soirée en interprétant une création. Première
partie dans la lenteur, l'énergie maîtrisée, les pauses et les silences, de l'âme ou du corps. Les regards aussi. Toujours dirigés là-bas... On ne sait ce qu'il attend, cherche, scrute.
L'inspiration, une femme, un nuage, l'évasion, un rêve ? Seconde partie nerveuse, intense, électrique. Puissante, contrôlée encore. Bref, que du bonheur. Non, je n'ai pas photographié. Recevoir,
parfois, c'est bien aussi... Sans vouloir inscrire ailleurs que dans les sentiers de la mémoire.
A vrai dire (acte manqué ?) je n'avais pris aucun appareil photo. Alors il reste de purs snapshots, faits avec un
téléphone, et c'est très bien ainsi. Des instantanés, qui méritent juste d'exister comme une presque-trace de moments non-inscrits. Des images floues, imparfaites et malhabiles. Comme un songe.
Qui a existé, c'est certain. Des images incomplètes et pathétiques, donc, qui ont pourtant la consistance têtue, réelle, et profonde, des rêves éveillés. Voilà ;-)
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(et oui, je laisse cette photo qui m'amuse : quand Nicolas me regarde, je ferme les yeux... Tout
le paradoxe des photographes, non ? ;-) qui se plaignent de ne pas exister vraiment, et ne supportent pas d'être regardés.. Aie aie aie ;-))
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